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"Tout est relatif" comme dirait l'autre

"Tout est relatif" comme dirait l'autre
Mh j'me sens un peu bête... J'avais prévu de dire un truc mais j'sais plus quoi. Pis un peu la flemme d'écrire.

M'enfin bon. J'avais donc en tête d'évoquer mon départ à Madrid. C'est à la fois important et pas important... Dans quelques mois ça sera du passé.

L'appartement ou je pourrai potentiellement vivre est dans la proche banlieue (genre Vincennes / Paris sauf que c'est au Nord Ouest de Madrid là ou je vais). La surface habitable est de 110m², vaste salon, trois chambres, deux salles de bains, gardien 24/24H, terrain de basket et de football en salle à proximité (mais ça je m'en fous un peu), tout ça pour... 380¤/mois. Un truc bien et pas cher, ça relève un peu de l'utopie, et pourtant... Enfin bon, je dis ça maintenant mais il se pourrait très bien qu'au final je sois très déçu, voire que je n'y habite même pas.
Voilà l'une des raisons qui font que je pars à Madrid peut-être plus tôt que prévu. Ceux qui ont reçu mon mail, à savoir pratiquement toutes les personnes ayant connaissance du fait que ce blog est de nouveau actif, savent que, soit je repars mercredi 23 (ou jeudi 24 ?), soit que je pars aux alentours du 1er février, comme il était convenu au départ. Il se pourrait qu'au lieu d'y séjourner six mois, je passe neuf mois là bas, ce qui nous amènerait à fin septembre début octobre.

Je ne sais pas si c'est moi qui l'a involontairement montré ou si certains/certaines d'entre vous ont un excellent instint, mais je me suis posé la question concernant le maintient du contact.

D'un côté, ça va me manquer... Je ne sais pas trop comment le dire, mais il y a quelques personnes auxquelles je suis attaché, plus que je ne le voudrais parfois, plus qu'il ne le faudrait pour d'autres. Toujours est-il que les soirées pokers avec les uns, les soirées film avec d'autres, sans oublier les soirées jeux vidéos, je les aurai pas là bas, ou en tout cas, pas avec les gens avec qui j'aimerais que ça se fasse. Je ne sais pas qui lit, mais, parmi ceux qui lisent ces lignes, certains comptent beaucoup, parfois (souvent) plus que je n'ai pu l'exprimer dans le précédent article.

Parenthèse sur le précédent article ; certains m'ont dit avoir apprécié, voire avoir été touché par les quelques lignes que j'ai écrit. Ce que j'ai dit est important et sincère, ce que je n'ai pas dit (ou les quelques signes que j'ai laissé, comme des majuscules) l'est tout autant.

Certains et certaines comptent donc beaucoup. Avec les uns j'ai des habitudes, avec les autres, j'ai une certaine forme de relation, indefinissable, parfois floue. Avec beaucoup, un peu des deux. Ces habitudes, ces soirées, ces discussions, ces petits moments font partie de ce que l'on pourrait appeler mon "petit monde". L'autre gros point de mon petit monde doit être ma chambre... J'y passe des heures à réfléchir, à imaginer, à discuter, à partager, à manger (allez, encore un peu et j'repasserai p'tet les 60kg) et à faire tout un tas d'autres trucs, allant d'écouter de la musique à bidouiller des cables. Presque toujours en bordel ma chambre d'ailleurs. Des canettes, des verres, des couverts, des paquets de gâteau vides, des feuilles, des bouteilles d'eau, des boîtes de dvd de jeux... Le tout par terre, mais je m'y retrouve toujours.

C'est sur cette idée qu'on peut hyperboler "ma chambre" à "mon petit monde". Mon petit monde aussi est en bordel, à l'image de ma chambre à mon retour du week end d'inté (pendant quelques jours, mon parquet a disparu). Il y a eu des.... Chamgements. Bons comme mauvais, parfois s'enchaînant, provoquant une sorte d'ascenceur émotionnel. Par exemple, ma mère a eu un accident de voiture qui lui a pas trop réussi... Le lendemain, Anna, ma petite demi-soeur (de mon père), voyait le jour. Il y a eu la famille (accident de ma mère notamment), les amis (...), les sentiments (joies comme tristesses, mais tout le monde y a droit), la santé... Et j'ai cru, à un moment, qu'il fallait que je "choisisse" entre deux façons d'être, deux façons de faire, deux façons de vivre. L'une étant l'émotionalité, l'autre la rationnalité. Je ne ferai l'affront à personne de prétendre leur apprendre une quelconque définition, mais puisque je suis particulièrement stupide, j'vais préciser que rationnalité selon moi, c'est faire ce qui est le mieux en fonction d'un contexte particulier pour soi et, s'il le faut, surtout pour les autres si tant est que l'on tienne un peu à eux.

Je ne suis pas le seul à avoir son monde en bordel, tout le monde passe plus ou moins par là, pendant plus ou moins de temps. Mais je me demande si je n'ai pas tout faux sur tout en fait. Je ne parle pas du choix effectué entre "rationalité" et "émotionalité", aussi difficile à vivre soit-il, je parle du fait de s'imposer ce style de choix. Ca fait un peu film à la con. Ca fait un bail que j'ai des problèmes de sommeil. Mais le fait d'avoir une mémoire défaillante m'attriste de plus en plus (allant de l'oubli de l'anniversaire de quelqu'un d'important à l'oubli de l'existance même de quelqu'un qui a compté il y a longtemps). Je me sens régulièrement un peu triste et fatigué depuis plusieurs mois. Mais ça fait trois semaines que je dors très peu les nuits. Par très peu, j'entends entre zéro (plus souvent que l'on peut le croire) et deux ou trois heures environ. J'ai pris des cachets aux plantes, parfois un, parfois plusieurs somnifères... Rien n'y fait, je n'arrive pas à cesser de réfléchir. Je dis "deux ou trois heures" en partant du principe qu'il est humainement impossible de tenir si longtemps sans craquer physiquement. Je dors probablement, au moins quelques minutes, mais sans m'en appercevoir.

Le tout me trottant dans la tête... Parfois en ayant envie d'en parler (sinon vous seriez en train de lire un truc lambda sur euh... Du marketing), parfois pas.

Bon, probablement personne n'aura lu jusque là, pourtant c'est là que, je crois, je voulais en venir au départ. Aussi con que ce soit à dire, je suis un peu perdu. Paumé au beau milieu d'un gros bordel sans savoir s'il s'intensifie ou pas. Je me suis dit que pour y voir plus clair, il vallait peut-être mieux que je... "prenne du recul" sur mon monde... Enfin c'est incohérent mais je sais plus ou j'en suis ni ou je mets les pieds... Vraiment plus. Donc peut-être que l'Espagne me permettra d'y voir plus clair, de changer de comportement, de points de vue, de changer tout court.

Nom de di*u.... J'lit ma dernière phrase et je maudit ce foutu vin que j'ai eu le malheur d'ingurgiter. Je crois que jaaaaamais j'aurai eu autant regretté le fait d'en dire aussi long. Vivement que j'revienne de Madrid et que je supprime ça.

Pis bon, pour ceux que ça attriste que je parte même si ça fait un peu prétentieux), z'en faites pas, je reviens après si tout va bien. Au départ peut-être y penserez-vous un peu, puis plus occasionellement... Ensuite, le quotidien reprendra le "dessus", à savoir les exams, les amours, et tout ça et tout ça. J'avais, au départ, prévu de ne pas revenir du tout, ensuite je me suis dit "si quand même", allez une fois par mois... Pis à cause d'un quelque chose avec un quelqu'un, j'ai choisi la demi-mesure. Je reviendrai probablement une fois pour le 1r mai, et peut-être une seconde fois.

J'me suis pas relu parce que bon... J'me relis jamais (même quand j'écris) et pis j'crois que j'effacerai tout. Saleté de vin blanc ! S'il restait du Coca, j'aurai pas encoooore raconté ma vie dans un carré.

# Posté le vendredi 18 janvier 2008 22:48

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